Auteur/autrice : afrigamers_supra

  • Les Industries Culturelles et Créatives du Bénin : une nouvelle priorité ?

    Les Industries Culturelles et Créatives du Bénin : une nouvelle priorité ?

    Au cours des derniers mois, les Industries Culturelles et Créatives du Bénin profitent d’un regain d’intérêt considérable sous tous les horizons. Pour rappel, en Octobre 2023, le Forum Création Africa se tenait en France pour créer un pont entre les ICC du continent et leurs homologues en France. Depuis, de nombreuses initiatives allant dans ce sens ont été accompagnées par les Ambassades de France et les Instituts Français en Afrique. Lors d’une rencontre organisée le vendredi 10 mai, certains acteurs des Industries Culturelles et Créatives du Bénin ont pu échanger avec l’Ambassadeur de la France au Bénin et le Directeur de l’Institut Français pour faire un bilan et sonder les perspectives pour l’avenir.

    Comprendre le potentiel des Industries Culturelles et Créatives du Bénin

    Trop souvent, les projets culturels sont laissés en arrière-plan lorsque les questions de développement se posent. Après tout, on n’y voit pas toujours la pertinence dans un contexte où les produits culturels sont encore considérés comme des produits de luxe. Pourtant, développer les industries culturelles et créatives du Bénin peut être un moyen d’accompagner le développement. Non seulement ceci profite à la croissance du secteur touristique, mais aussi, les ICC du Bénin peuvent devenir des leviers d’un « soft power » dont on sous-estime la portée.

    Au Bénin, il y a de nombreux acteurs dans le domaine des arts visuels, de la littérature et de la musique qui abattent un travail titanesque avec peu (ou pas) d’accompagnement. Et de nouvelles branches des Industries Culturelles et Créatives portées par les nouveaux usages du numérique et les jeux-vidéo viennent s’ajouter à l’arsenal des moyens qu’on n’exploite pas encore suffisamment.

    Cependant, cet état des lieux n’est pas aussi sinistre qu’il n’y paraît. Après tout, le gouvernement du Bénin a maintes fois réitéré son engagement pour le rayonnement culturel de notre pays. Un fait qui transparaît d’ailleurs dans les projets de réarmement culturel qui ont été initiés depuis des années.

    Un partenariat France-Bénin pour stimuler les Industries Culturelles et Créatives du Bénin

    Le vendredi 10 mai 2024, une rencontre s’est tenue entre l’Ambassadeur de France près le Bénin, le Directeur de l’Institut Français du Bénin, d’une part ; et des acteurs privés des Industries Culturelles et Créatives du Bénin. Au nombre des participants, on peut citer :

    Autant d’acteurs de la musique, des arts de la scène, du cinéma, de la danse, des lettres et de l’e-sport, pour ne citer que quelques branches des ICC. Il était surtout question de comprendre, de part et d’autre, les réalités, les attentes et les difficultés que des acteurs privés peuvent rencontrer.

    En choisissant de rencontrer et d’accompagner des « petits » acteurs de ces domaines respectifs, l’Ambassade de France fait un choix intéressant. En effet, faire venir les porteurs de projets en développement permet de mieux comprendre les nœuds qui pourraient étouffer les Industries Culturelles et Créatives du Bénin. D’ailleurs, les échanges ont largement porté sur les difficultés que ces derniers rencontrent pour convaincre de la pertinence de leurs initiatives auprès des interlocuteurs locaux.

    Des perspectives pour le futur des ICC du Bénin

    Plus qu’une simple séance d’échanges, cette rencontre a été l’occasion pour l’Ambassadeur de France près le Bénin et de rassurer quant aux perspectives futures. En effet, il a réitéré l’importance qui est donnée à ces industries et le potentiel remarquable dont elles regorgent pour le développement. À cet effet, les porteurs de projets culturels peuvent être rassurés quant à l’environnement de plus en plus propice à leurs initiatives.

    Mais par-dessus tout, il est question que les créations culturelles sous toutes leurs formes, soient motivées, portées et développées par des béninois, pour des béninois et au profit du Bénin. C’est dans une telle perspective que le futur du partenariat France-Bénin autour des ICC s’inscrit.

    Pour AfriGamers, comme pour les autres représentants des Industries Culturelles et Créatives du Bénin, la culture sous toutes ses formes, est un levier précieux pour le développement d’un pays. Et nous sommes également les premiers à souligner l’importance d’un accompagnement de partenaires institutionnels qui peuvent créer des ponts, ouvrir des portes et appuyer les arguments des acteurs culturels qui souhaitent créer un écosystème e-sport au Bénin, redynamiser le théâtre, valoriser les danses, faire sortir le cinéma béninois de l’ombre et bien plus encore.

  • Compte rendu de la visite de Désiré Koussawo au Bénin

    Compte rendu de la visite de Désiré Koussawo au Bénin

    En fin Avril 2024, Désiré Koussawo s’est rendu au Bénin pour toucher de près les réalités de la filière e-sport. Développer un écosystème e-sport dans le contexte « africain », c’est un véritable défi. Tous les promoteurs d’événements et les acteurs du milieu seront les premiers à se lamenter de l’environnement peu propice à de telles initiatives. Et, invariablement, on prend en exemple les grands tournois, les événements d’envergure mondiale et les développements récents de l’industrie, ailleurs sur la planète. Mais on a tendance à oublier que l’herbe qui est plus verte ailleurs, elle ne l’a pas toujours été.

    C’est une des grandes leçons que nous tirons de la visite de M. Désiré KOUSSAWO au Bénin. Un écosystème, ça se construit. Et lorsque les partenaires sont absents ou encore trop désintéressés, il faut savoir utiliser les moyens dont on dispose, aussi modestes puissent-ils être, pour planter les graines de l’e-sport en Afrique.

    Désiré Koussawo AfriGamers Bénin

    De nouvelles perspectives mises en lumière avec Désiré Koussawo

    Au cours de sa visite, M. Désiré KOUSSAWO, Président de France Esports et Président d’Honneur de Futurolan (Gamers Assembly) a pu s’entretenir avec les acteurs de l’écosystème e-sport au Bénin. Lors d’une session de travail avec les présidents de certaines des associations qui œuvrent dans le domaine au Bénin, il a fait le point avec eux, des difficultés qu’ils rencontrent, des obstacles à surmonter et des acquis qu’ils ont déjà pu avoir.

    C’était surtout l’occasion pour ces acteurs locaux d’avoir une idée du parcours qu’un projet e-sport peut avoir. Et surtout, de mieux recentrer leurs attentes et leurs objectifs, pour mieux faire face aux réalités qui sont les nôtres.

    Par la suite, une rencontre a pu être planifiée avec les membres de l’association AfriGamers qui se sont honorablement distingués sur les compétitions régionales au cours des derniers mois. Pendant cette rencontre décontractée, les échanges ont permis de dresser un profil-type du compétiteur AfriGamers et souligner que la passion pour l’e-sport rime invariablement avec des « têtes bien faites et bien pleines ».

    En somme, pour les présidents d’associations e-sportives béninoises, ainsi que pour les membres d’AfriGamers, la rencontre a été une opportunité inestimable de puiser dans la sagesse d’un vétéran, et de mieux comprendre les arguments et ressources dont on dispose déjà.

    Un accompagnement précieux

    L’écosystème e-sport au Bénin ne peut se construire sans les partenaires institutionnels locaux. C’est pour cette raison que M. Désiré KOUSSAWO a pris le temps d’accompagner AfriGamers pour rencontrer certains des acteurs qui pourraient supporter l’e-sport au Bénin.

    Au cours de ces différentes rencontres, les points ont pu être faits sur les attentes des uns et des autres. Et ils ont également permis de dresser une meilleure compréhension de ce qu’est l’e-sport et ce que ça peut apporter pour des entreprises, le gouvernement et les divers autres partenaires potentiels.

    Au cours des rencontres, Désiré KOUSSAWO a pu échanger avec des membres du Ministère des Sports, du Ministère du Numérique et de la Digitalisation, avec la Directrice de l’incubateur Sèmè City, le Directeur Marketing et Communication de Moov Africa Bénin ou encore le Manager de EYA Centre Communautaire de Cotonou.

    Rappelons que tout ceci s’inscrit dans le cadre de l’élaboration d’une stratégie d’accompagnement de l’e-sport au Bénin. Et que ça n’aurait pas été possible sans le soutient de l’Institut Français du Bénin.

  • La Gamers Assembly 2024 : un événement à nul autre pareil !

    La Gamers Assembly 2024 : un événement à nul autre pareil !

    Du 30 Mars au 1er Avril 2024, 18 tournois ont rythmé la Gamers Assembly 2024 ! Ce rendez-vous français de l’e-sport qui a su faire une place à la promotion des talents féminins africains sur l’un des jeux les plus rigoureux du Versus Fighting. Découvrez en détail, le bilan et les acquis de la Gamers Assembly 2024 !

    Gamer Assembly : Festival Edition 2024

    L’e-sport par les gameurs, pour les gameurs

    La Gamers Assembly est un événement créé par l’association Futurolan. Depuis 2000, la Gamers Assembly est un événement qui marque le paysage vidéoludique de France. À bien des égards, c’était l’un des premiers rendez-vous e-sport majeurs en France, avant que l’e-sport ne devienne un marché alléchant pour les investisseurs.

    Ce statut de pionniers et le modèle associatif de Futurolan, ont permis de créer et de préserver une signature particulière. En effet, Gamers Assembly est et demeure un événement pour les gameurs et par les gameurs. Ce sont des centaines de volontaires de la France toute entière qui se mobilisent chaque année pour faire de l’événement une réussite.

    D’année en année, la GA continue de grandir et de gagner en reconnaissance. Et pour cette édition 2024, elle marque un nouveau grand pas en s’inscrivant tout spécialement dans le paysage des événements e-sportifs qui valent le détour !

    Découvrez le compte rendu complet de la Gamers Assembly 2024 ici.

    SAGES, une charpente robuste pour l’e-sport en Afrique ?

    Si la Gamers Assembly 2024 nous intéresse autant, c’est pour deux raisons. D’abord, le modèle des LAN party et l’approche très accessible de l’événement ont toujours été un modèle pour AfriGamers. Mais surtout, cette édition a connu la participation de SAGES. Une équipe dévouée qui réussi à placer l’Afrique parmi les priorités de l’e-sport du futur.

    Par exemple, certains des participants aux tournois de cette GA 2024 ont été identifiés et mis en lumière lors du Swahili Esport Championship (Queen Arrow Invitational) organisé en Novembre 2023. À travers son rôle de consultant, d’organisateur, de promoteur et de soutient, SAGES devient une plateforme et un levier important pour tous les projets e-sport sur le continent.

    Comment la Gamers Assembly 2024 met les dames à l’honneur

    L’une des particularités de cette édition de la Gamers Assembly 2024, c’est bien le tournoi 100% féminin et afro-caribéen qui a été organisé du 30 au 31 mars. Initié par l’association Afrogameuses dans le cadre de son projet ABENA, le tournoi était une belle occasion de mettre les projecteurs sur les joueuses qui se sont illustrées sur TEKKEN au cours des derniers mois.

    Rappelons que de telles initiatives sont aussi rares qu’elles sont importantes. Elles permettent de placer la scène e-sport en face de son manque de mixité et des réelles difficultés d’intégration pour les joueuses. Mais plus qu’une simple critique, c’est aussi un levier et un canal qui permet aux joueuses d’arriver au-devant de la scène et qui montre comment l’e-sport peut être considérablement plus enrichi par une démographie plus variée.

    Parmi les 8 participantes du tournoi 100% féminin, il y avait 4 joueuses françaises (dont 2 de Martinique et de Guadeloupe respectivement), et 4 joueuses africaines dont Black Angel (Nahomie Durand) du Bénin, Fable (Carla September) d’Afrique du Sud, Yasha_Shan (Nancy) de Côte d’Ivoire et KIMI (Tsiaro Fanomezantsoa) de Madagascar.

    Nous vous invitons à découvrir la liste complète des participantes et le compte rendu détaillé du tournoi ici.

    GA2024 - 1ère sélection de photos
  • FEJA 7 – d’Abidjan jusqu’à l’Afrique toute entière

    FEJA 7 – d’Abidjan jusqu’à l’Afrique toute entière

    En 2017, le premier Festival de l’Électronique et du Jeu-Vidéo d’Abidjan était lancée. Sept ans et mille péripéties plus tard, le festival se réinvente avec le FEJA 7. Un grand rendez-vous de l’e-sport en Afrique qui continue d’attirer des délégations de la sous-région et du reste du continent. Découvrez les grandes conclusions d’un festival qui a pour ambition de devenir la destination incontournable de l’e-sport sur le continent. 

    FEJA 7 : un rebranding discret, des ambitions continentales

    En 2023, le FEJA devient le Festival de l’Electronique et du Jeu-Vidéo d’Afrique. Les ambitions sont clairement affichées. Paradise Game, par le biais de son festival annuel, cherche à consolider sa place de pionnier de l’e-sport sur le continent. Pour ce faire, cette nouvelle édition du FEJA a mis les petits plats dans les grands.

    Suivant le format habituel de l’événement, la grande rencontre de l’e-sport s’est déroulée sur 2 jours de compétition avec les tournois majeurs et les “side events”. Ainsi, parmi la liste des jeux proposés aux compétiteurs, on peut citer les titres ci-après :

    Pour les tournois majeurs :

    • TEKKEN 7
    • Street Fighter 6
    • eFootball 2024
    • EA FC24

    Pour les “side events” :

    • Mortal Kombat 11
    • Yu Gi Oh! Duel Links
    • Clash Royale
    • Apex Legends
    • Just Dance
    • Naruto Storm 4
    • Soul Calibur 6
    • Demon Slayer : Hinokami Kagura
    • CoD Mobile

    Comme les années précédentes, le FEJA 7 a connu la participation forte de la communauté ivoirienne, venue représenter la terre d’accueil. Mais c’était également l’occasion pour des délégations et e-athlètes du continent de venir relever le challenge que représente le FEJA. Ainsi, on dénombre des délégations venues nombreuses du Nigeria, du Bénin, du Togo, du Ghana, du Sénégal, etc.

    FEJA 7 - Grand RDV de l'eSport en Afrique

    La performance de la délégation béninoise au FEJA 7

    La délégation AfriGamers s’est rendue au FEJA 7 avec 2 missions. D’abord, il était question de faire profiter aux nouveaux membres, d’une immersion authentique dans l’environnement des tournois. L’objectif était de fixer un idéal dans l’esprit des e-sportifs, afin qu’ils puissent mieux orienter leurs efforts pour la suite. Le deuxième grand objectif, était d’atteindre le podium pour les e-sportifs vétérans qui ont fait partie de la délégation. 

    Sur le premier plan, la sortie a été un succès complet. Les joueurs ont pu découvrir la réalité des tournois et évoluer dans un bracket dans les conditions réelles. Sur le second plan cependant, la performance n’a pas été à la hauteur des attentes. Cependant, nous restons fiers de nos e-sportifs. Ce n’est pas le manque de compétence qui a été un obstacle. Au contraire, ce sont les défis particuliers de ce FEJA 7 qui en ont fait un challenge encore plus remarquable.

    eFootball (62 inscrits)

    • 17ème: KevinQLF
    • 25eme: Kado Maki
    • 33ème: Trafalgar Law

    EA FC24 (101 inscrits)

    • 17ème: Jamal667
    • 17ème : Ama0024
    • 17ème : Savy Kevin

    TEKKEN (75 inscrits)

    • 33ème : Yasuka
    • 33ème : Monki
    • 49ème : Black Angel

    STREET FIGHTER 6 (35 inscrits)

    • 9ème : Tiger Claw
    • 13ème : idesanya

    Mortal Kombat 11 (27 inscrits)

    • 2ème : Gouki EX
    • 3eme : Dvrk Mvdvrv

    Malheureusement, le tournoi de Mortal Kombat 11 a été relégué au rang d’exhibition.

    Le tournoi de Yu Gi Oh!, ainsi que de nombreux autres side events n’ont finalement pas tenu.

    Vous pouvez découvrir les résultats complets des tournois sur le site officiel du FEJA 7.

    Découvrez en images, les moments forts du FEJA 7 !

  • Swahili Esports Champions couronne la Meilleure e-Sportive TEKKEN 2023 d’Afrique

    Swahili Esports Champions couronne la Meilleure e-Sportive TEKKEN 2023 d’Afrique

    Les 18 et 19 novembre 2023, le Swahili Esports Champions a eu lieu. Un événement inédit dans le paysage e-sport africain a eu lieu au Kenya. En effet, le Queen Arrow Invitational a réuni au Nairobi Comicon, 8 joueuses de TEKKEN du continent. Sélectionnée par Queen Arrow elle-même, ces talentueuses compétitrices se sont livrées à un tournoi en deux phases pour couronner la gagnante du Swahili Esports Champions !

    Swahili Esports Champions_3

    Swahili Esports Champions : qu’est-ce que c’est ?

    Cette première édition de Swahili Esports Champions est une première sur le continent. C’est une opportunité de faire la promotion de l’e-sport, et surtout de faire la promotion du genre dans un secteur qui est souvent très dominé par les hommes. Loin d’être une démarche purement figurative, ce premier tournoi s’est déroulé dans le plus grand respect des normes.

    En effet, il est utile de rappeler que l’événement a été propulsé par SAGES (Services for Africa Gaming and Esports). Rappelons également que l’initiative est supportée par l’Institut Français, l’Alliance Française de Nairobi, Liquid Intelligent Technologies et Africa eSports Championship. Pour rappel, cette toute première édition du Swahili Esports Champions s’est déroulé pendant le NAICCON (Nairobi Comicon).

    Les meilleures joueuses de TEKKEN du continent

    Le tournoi s’est déroulé sur TEKKEN 7 et à réunit 8 joueuses d’Afrique. Une belle cérémonie de départ pour cet opus du célèbre jeu de combat, dont la toute nouvelle version a déjà été annoncée.

    La compétition s’est déroulée en deux phases. D’abord, une phase en “round robin” où toutes les combattantes se sont affrontées entre elles. Cette phase intitulée “Iron Fist Melee” a servi à déterminer une sorte de classement préliminaire des joueuses.

    Après quoi, les joueuses ont été scindées en 2 groupes de 4. Les quatre en tête du classement ont participé au tournoi “Champions Playoffs” ; tandis que les 4 autres ont participé au “Contenders Playoffs”. En somme, c’est un format innovant qui permet de stratifier les participantes selon leurs performances pour équilibrer la compétition.

    Pour le Contenders Playoffs, c’est Yasha Shan de la Côte d’Ivoire qui a remporté la victoire. Tandis que Kimi de Madagascar a triomphé de Queen Arrow en finale pour le Champions Playoffs. Ci-dessous, le classement final de la compétition.

    Championnes1èreKimi (Madagascar)
    2èmeThe Queen Arrow (Kenya)
    3èmeFable (Afrique du Sud)
    4èmeBlack Angel (Bénin)
    Contenders5èmeYasha Shan (Côte d’Ivoire)
    6èmeMbakhalBro (Sénégal)
    7èmeDorah_th3_nail3r (Ouganda)
    8èmeMacKali (Zambie)
    Classement final des e-sportives

    Il est également ressorti de ce classement que Black Angel du Bénin (Nahomie Durand) s’est illustrée en tant que meilleure joueuse de TEKKEN 7 de l’Afrique de l’Ouest. Elle s’était déjà démarquée lors de sa performance à Planète A Mali 2023.

  • Planète A Mali 2023 – Quand les cultures numériques résonnent

    Planète A Mali 2023 – Quand les cultures numériques résonnent

    Du 10 au 11 novembre 2023, le Festival Planète A Mali 2023 a eu lieu. Cette édition marquait le 5ème anniversaire de l’événement et la 10ème édition à se tenir. Pour l’occasion, une délégation béninoise composée des e-sportifs AfriGamers s’est rendue sur place. 

    AfriGamers à Planete A mali 2023

    Planète A : qu’est-ce que c’est ?

    Planète A est un événement culturel initié qui s’articule autour de thèmes comme les cultures numériques, l’art et le divertissement, les sports digitaux, les nouvelles technologies et les réalités mixtes. Initié au Mali, l’événement est rapidement devenu une référence de la culture “Otaku” en Afrique de l’Ouest. Et depuis ses premières éditions, “Planète A” a fait de nombreux émules dans d’autres pays de la sous-région.

    Planète A Mali 2023, c’est aussi et surtout un événement qui s’exporte. En effet, en 5 années d’existence seulement, l’événement est déjà à sa 10ème édition avec des festivals tenus au Canada et au Sénégal. Pour cette édition qui coïncidait avec le 5ème anniversaire de la franchise, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands.

    Le grand rendez-vous Otaku du Mali

    Planète A, c’est deux jours de rencontres avec des allocutions, des panels et des stands de tout type. Ce sont des acteurs de la scène technologique, de l’industrie numérique et du monde des loisirs qui se donnent rendez-vous pour célébrer des passions communes et transversales. Au cours de cette édition, le thème était : “Sports Digitaux – Jeunesse et Citoyenneté”.

    L’événement a connu la participation de panélistes spécialisés dans les nouveaux usages du numérique (réseaux sociaux, implication citoyenne), dans l’Intelligence Artificielle (adaptation, bons usages et réglementation), du jeu-vidéo (création et e-sport), de l’innovation technologique (mobilité urbaine, monétisation), etc.

    Parmi les stands, il y avait de nombreux stands tenus par la communauté otaku de Bamako ; mais aussi des stands où l’on retrouvait des instituts de formation à la robotique, à la programmation, etc. En somme, cet événement est l’un des nombreux exemples de synergies utiles qui peuvent se créer entre les acteurs traditionnels du monde du numérique, le gaming et l’industrie du divertissement au sens plus large.

    Une nouvelle ouverture sur la planète ?

    La tenue d’un événement comme Planète A au Mali a forcément laissé de nombreux observateurs sceptiques. En effet, la situation géopolitique de la région laissait supposer qu’un tel événement serait voué à l’échec. Dans les faits, ça a été tout le contraire. Planète A et ses organisateurs ont bien démontré que les cultures numériques ont un poids indéniable auprès de la jeunesse. C’est un axe que les intérêts touristiques et économiques de nos nations peuvent exploiter pour se dynamiser et se redynamiser. Pour preuve : la présence de délégations étrangères venues supporter l’événement.

    Le Bilan de la délégation AfriGamers

    Pour Planète A Mali 2023, le collectif AfriGamers a représenté le Bénin avec une forte délégation. Les joueurs ont eu l’opportunité de découvrir une facette du Mali à travers des activités touristiques à Bamako. Mais aussi, en échangeant avec la jeunesse malienne, présente sur le lieu de l’événement.

    En ce qui concerne les résultats, les joueurs béninois ont su se montrer à la hauteur du challenge. Un challenge de taille compte tenu de la participation nombreuse des e-sportifs maliens venus défendre les couleurs nationales.

    Bilan :

    Voici le palmarès des joueurs béninois :

    eFootball 24

    1er : KADO MAKI

    EA FC24

    1er : Kévin

    2ème : Ama0024

    TEKKEN

    2ème : Yasuka

    STREET FIGHTER 6

    1er : Bakemono

    2eme : idesanya

    Mortal Kombat 1

    1er : GOUKI_EX

    2eme : Dvrk_Mvdvrv

    DBFZ

    2ème : Rolito Sama

  • Création Africa, Le forum des industries culturelles et créatives

    Création Africa, Le forum des industries culturelles et créatives

    La culture est certainement l’un des piliers de la diplomatie le plus sous-exploitée sur le continent. S’il est vrai que de nombreuses initiatives récentes ont permis de faire parler du patrimoine culturel de certains pays, nous sommes encore loin du “soft power” phénoménal que la culture peut apporter à un pays. C’est dans ce contexte que le Forum Création Africa vient donner un nouvel élan aux industries culturelles et créatives du continent. 

    Il s’est tenu à la Gaîté Lyrique et au Conservatoire national des arts et métiers, les 7 et 8 octobre 2023, le 1er Forum des Industries Culturelles et Créatives. Un rendez-vous qui a réuni à Paris, des acteurs de la scène culturelle africaine et des partenaires français, autour d’un engagement commun. Redéfinir ensemble, les perspectives des destins interconnectés entre l’Europe et l’Afrique. En particulier, dans un contexte où les ICC deviennent un secteur de plus en plus porteur sur le continent africain. 

    Les Industries Culturelles et Créatives (ICC), qu’est-ce que c’est ?

    En termes simples, les industries culturelles sont toutes les activités génératrices de valeurs et d’emplois qui sont liées à “la création, au développement, à la production et à la diffusion de biens, de services et d’activités à contenu culturel, artistique et/ou patrimonial”. 

    Lors de sa visite officielle au Bénin en Juillet 2022, le Président de la République française, Emmanuel Macron, avait émis l’idée d’un forum qui permettrait de mieux valoriser ces industries. Née au Bénin, l’idée a pris corps aujourd’hui. Cette volonté de proposer une plateforme propice au développement de ces industries a été réitérée lors du discours d’ouverture du Président Emmanuel Macron le 6 octobre, au Forum Création Africa.

    Pour faire simple, c’est l’opportunité pour tous les acteurs des industries culturelles et créatives du continent de se retrouver et d’échanger ensemble, puis de parler au reste du monde et de tisser de nouveaux liens. 

    Les Industries Culturelles et Créatives,  ce sont entre autres : le jeu vidéo, les séries TV, le cinéma d’animation, la bande dessinée et les mondes immersifs, notamment les réalités augmentées et réalités virtuelles. Autrement dit, les grands axes de la création numérique et de l’édition. 

    Forum Création Africa

    Un Forum pour le brassage ? Une opportunité en or pour les jeunes initiatives 

    Le grand obstacle des entrepreneurs-créateurs a toujours été l’accès aux bonnes plateformes et aux bonnes opportunités. C’est le cas partout sur la planète, et c’est encore plus vrai sur le continent. En proposant la Gaîté Lyrique comme creuset pour une telle réunion de plus de 300 talents créatifs, entrepreneurs et pionniers africains, la France parvient à se positionner en tant que partenaire utile. Une aubaine pour des créatifs africains qui peinent souvent à trouver de tels partenaires dans leurs propres pays.

    En tout, ce sont plus de 300 invités africains venant de 34 pays, parmi lesquels 4 créateurs et créatrices béninois, ont participé à ce forum. C’est aussi, plus de 70 intervenants, une soixantaine d’entreprises françaises en recherche de projets innovants, 5 pôles régionaux de formation, et un pôle serviciel regroupant des opérateurs clés français, entre autres…

    Le deuxième grand but du Forum Création Africa, c’est de servir de porte-voix à la création de contenus africains, tous formats confondus. On pense notamment au cinéma, à la bande dessinée, à la télévision et toutes autres formes de récits et narratifs africains. C’est dans ce contexte que les participants ont pu découvrir : une vingtaine de films d’animation et séries télévisées, deux expositions de réalité augmentée, 14 œuvres et jeux vidéo à tester en réalité virtuelle, deux œuvres originales en mapping vidéo produites au Kenya et en Afrique du Sud, à vivre en expérience immersive.

    D’ailleurs, Faissol Gnonlonfin, réalisateur et producteur béninois a reçu le prestigieux prix  » séjour création » pour les séries TV, des mains de la ministre française de la culture.

    Quand les acteurs institutionnels accompagnent les industries culturelles et créatives 

    Cette première édition du Forum Création Africa démontre parfaitement que l’événement deviendra un sommet culturel incontournable pour les acteurs des ICC en Afrique, en France et dans le reste de l’Europe et du monde. Porté par la diplomatie française, c’est un nouveau rendez-vous incontournable du paysage culturel. Et surtout, c’est une occasion en or pour les entrepreneurs-créateurs africains qui recherchent de nouvelles opportunités de faire valoir leurs créations.

    Si sur le continent africain tous les pays semblent comprendre l’importance des biens culturels, il y a encore de véritables blocages quant aux formats qui jouissent de l’accompagnement des partenaires institutionnels. Cette première édition du Forum Création Africa qui met l’accent sur la création numérique est donc une opportunité de plus, de mettre en lumière la richesse sous-exploitée de ces “nouveaux” biens culturels. On pense notamment au jeu-vidéo, à la réalité virtuelle et à l’e-sport, pour ne citer que quelques-uns. 

    Ceci replace l’action du Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Culturel au Bénin dans son contexte. C’est une preuve, s’il en fallait encore, que les biens culturels et les industries qui les produisent présentent un intérêt considérable pour les acteurs institutionnels. 

    Forum Création Africa

    Le Forum Création Africa : quelle incidence pour l’e-sport au Bénin et en Afrique ? 

    Dans le débat autour des biens culturels, l’e-sport est rarement perçu comme un pilier important. Après tout, on n’y voit qu’un démembrement du jeu-vidéo ; ce qui est le cas. Mais, ce serait manquer de discernement, que d’imaginer que l’e-sport, dans toute sa complexité, peut être relégué au rang d’activité secondaire. À plus forte raison quand on sait que l’e-sport représente 300 milliards de dollars de chiffre d’affaires et que le continent africain compte plus de 200 millions de joueurs.

    C’est quelque chose que le Forum Création Africa semble avoir pris en compte. En effet, lors de l’événement, de nombreux pionniers de l’e-sport en Afrique ont été invités. Il s’agit notamment de Sidick Bakayoko (Paradise Game) qui a officié en qualité de commissaire jeu-vidéo de l’événement, de Baba Dioum (SENGAMES / SOLO E-SPORT), de Jennifer Lufau (Afrogameuses) Avec Désiré Koussawo (Président de France E-sport), ces intervenants ont notamment participé à des ateliers et panels de discussion autour de cette industrie naissante qu’est l’e-sport en Afrique. Précisons que le Bénin était également représenté par Médard Djékété (AfriGamers) qui était l’un des intervenants du Forum.

    Pour les joueurs africains, un tel événement est un creuset propice pour de nouveaux brassages et pour consolider les liens qui étaient déjà tissés entre les acteurs du continent. On ose également espérer que ce sera un moyen d’éveiller l’intérêt des partenaires privés et publics sur le plan national, qui souhaiteraient participer à cette valorisation des industries culturelles et créatives au Bénin et sur le reste du continent. 

    Il est utile de rappeler que le Forum Création Africa est organisé avec le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), Business France, la Banque Publique d’investissement (Bpifrance) et l’Institut français.

  • Africa Game On, au Togo, le Bénin dresse l’étendard 

    Africa Game On, au Togo, le Bénin dresse l’étendard 

    S’est déroulé du 8 au 9 Septembre 2023, le tournoi de jeux-vidéo Africa Game On. Organisé par Togo E-Sport, ce tournoi fait partie du paysage e-sportif au Togo depuis quelques années déjà. Cependant, à la différence des éditions précédentes, celle-ci est la première à avoir été organisée depuis l’adhésion de Togo E-Sport à l’ACDS (African Confederation of Digital Sports). A cette occasion, la délégation du Bénin, sous la bannière d’AfriGamers s’est donné pour mission de participer. 

    Délégation AfriGamers

    Le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Culturel au Bénin soutient AfriGamers

    Toujours désireux de porter la vision de l’e-sport aussi loin que possible, AfriGamers s’est donné pour mission de soutenir et de participer aux événements organisés dans la sous-région, ailleurs sur le continent, et même au-delà ! 

    Si la participation de la délégation béninoise à Africa Game On peut avoir l’air d’une évidence, rien n’est plus loin du vrai. En effet, la proximité géographique de l’événement a longtemps rendu improbable la participation des joueurs béninois. En effet, d’autres événements plus connus ou plus pertinents pour les objectifs de joueurs spécifiques nous forçaient systématiquement à délaisser cette destination proche. 

    Tout ceci change avec l’entrée en scène de l’Institut Français qui, par son soutien, offre une flexibilité jusque-là impensable à nos joueurs. Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’apporter la preuve du talent des joueurs que nous accompagnons depuis de nombreuses années. Et, la performance de la délégation des e-sportifs du Bénin est une preuve irréfutable que l’Institut Français, par le biais du Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Culturel au Bénin, a fait le bon choix en se positionnant comme partenaire institutionnel des initiatives culturelles au Bénin et dans la sous-région. 

    Africa Game On, un challenge à relever

    Le tournoi Africa Game On avait pour mission de réunir les communautés de gameurs togolais autour des 8 jeux suivants : 

    • FIFA 
    • eFootball 
    • TEKKEN 7 
    • Street Fighter V
    • Mortal Kombat 11 
    • Naruto Ninja Storm 
    • NBA 2K
    • Call of Duty Mobile 

    Dès le Vendredi 8 Septembre, l’événement a été lancé avec un panel de discussion libre autour du thème très vaste de l’e-sport en Afrique. Au cours de cet échange, les organisateurs ont pu exposer leur vision et rappeler la philosophie qui gouverne toutes leurs initiatives. C’était également l’occasion pour ces derniers, de présenter l’ACDS et d’encourager les membres des différentes communautés de gamers à marquer un soutien à l’ACDS. 

    L’adhésion de Togo E-Sport à l’ACDS semble donc être une note concordante qui vient en réponse aux attentes des gameurs togolais, mais aussi des gamers béninois et des autres pays du continent. En effet, lors des échanges, le développement des communautés locales a été clairement la principale préoccupation. Mais, elle ne devance de peu que le souhait exprimé par les joueurs, de connaître un meilleur brassage entre les communautés de par et d’autres des frontières.

    Une mission qui transcende les frontières 

    Depuis 2017, AfriGamers met un point d’honneur à répondre présents sur les grands rendez-vous de l’e-sport en Afrique. Six ans plus tard, l’engagement de la première heure est toujours aussi fort. Et à l’occasion de l’événement Africa Game On, pour la première fois, la vision a pu être concrétisée. 

    Avec l’accompagnement de l’Institut Français et du Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Culturel au Bénin, nous avons été en mesure de faire voyager 18 joueurs, les loger convenablement à Lomé pendant 3 nuits, participer aux deux jours de compétition et les faire rentrer au pays en toute sécurité. Bien que nous continuons de gagner en expérience, AfriGamers peut aujourd’hui s’ériger en référence de l’accompagnement des joueurs lors d’un événement compétitif.

    En envoyant une délégation béninoise à Africa Game On n’était pas un “coup d’essai”. Nous avions déjà les repères et l’expérience cumulée depuis toutes ces années. Toutefois, AfriGamers peut désormais se vanter de réussir des “coups de maître”. 

    Le drapeau béninois en terre togolaise

    Chaque membre de la délégation du Bénin a été choisi par un processus rigoureux. Malgré le nombre en apparence élevé de 18 joueurs, il était question de participer à 5 des 8 tournois proposés. En somme, une moyenne de 3 joueurs par tournoi environ, même si la répartition n’est pas uniforme d’un jeu à un autre. 

    A l’issue du tournoi, les joueurs AfriGamers ont remporté un total de 13 places.

    eFootball

    1er : KADO MAKI
    2eme : Trafalgar Law
    3eme : KévinQLF

    FIFA

    3eme : Kévin

    TEKKEN

    1er : Yasuka
    2eme : Dvrk_Mvdvrv
    4eme : Zoldyck

    STREET FIGHTER V

    1er : Bakemono
    2eme : idesanya
    3eme : Majaspic
    4eme : ZIGUENG

    Mortal Kombat 11

    1er : GOUKI_EX
    2eme : Dvrk_Mvdvrv

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que nos joueurs ont fièrement porté les couleurs du pays à l’étranger.

    Conclusion

    Le tournoi Africa Game On organisé par Togo E-Sport marque un tournant dans l’aventure AfriGamers. Pour les promoteurs d’événements, c’est l’indication claire que les synergies transfrontalières et l’implication des confédérations deviendra la norme pour l’e-sport. Un grand pas pour la développement d’un circuit compétitif bien fourni. Mais pour nous, chez AfriGamers, ce tournoi est la preuve que les résultats peuvent être atteints lorsque l’accompagnement suit.

  • L’IESF reconnaît l’ACDS comme l’instance légitime des sports électroniques en Afrique

    L’IESF reconnaît l’ACDS comme l’instance légitime des sports électroniques en Afrique

    L’IESF reconnaît l’ACDS comme l’instance légitime des sports électroniques en Afrique et son président est élevé au conseil de l’IESF

    La Fédération internationale des sports électroniques (IESF) a officiellement élu la Confédération africaine des sports numériques (ACDS), nouvellement formée et comptant 41 pays membres basés à Casablanca, au Maroc, en tant qu’instance légitime des sports électroniques en Afrique lors de l’événement Unconference tenu à Iasi, en Roumanie, le 27 août 2023, lors du Championnat du monde des sports électroniques.

    Les membres de l’ACDS comprennent les pays suivants : Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Djibouti, République démocratique du Congo, Eswatini, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Maroc, Namibie, Nigér, Nigéria, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan du Sud, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo et Ouganda.

    M. Hicham El Khlifi, actuel président de l’ACDS, a également été élevé au conseil de l’IESF en tant que vice-président de l’IESF pour l’Afrique. Cela confirme le travail considérable accompli par l’ACDS sous sa direction.

    Ces deux reconnaissances majeures vont énormément renforcer le travail de l’ACDS et de ses pays membres dans l’industrie des sports électroniques en Afrique. Elles encourageront également davantage de pays à rejoindre l’ACDS ainsi que des parties prenantes, des marques et des acteurs de l’industrie à s’associer à elle.

    L’ACDS utilisera ces reconnaissances comme un atout majeur pour consolider son rôle pionnier dans la promotion et le développement des sports électroniques à travers l’Afrique.

    Communiqué de Presse ACDS

    Ci-dessous, le communiqué de presse officiel de l’ACDS.

  • Création de l’African Confederation of Digital Sports

    Création de l’African Confederation of Digital Sports

    African Confederation of Digital Sports, un nouveau levier de croissance pour l’e-sport en Afrique.

    L’e-sport en Afrique n’est plus dans son inception. Aux quatre coins du continent, on observe depuis de nombreuses années déjà, les efforts entrepris par divers acteurs pour mettre en place des événements, des circuits et des écosystèmes en bonne et due forme. Ceci ne peut naturellement pas se faire sans l’instauration d’organes institutionnels au niveau national, régional et plus récemment au niveau continental. Et c’est bien là que l’Assemblée générale constitutive qui s’est tenue le 26 Juin 2023 à Casablanca prend tout son sens. Il y a désormais un organisme faîtier capable d’organiser les initiatives jusque-là éparses, et d’apporter une direction commune à la démarche continental pour l’e-sport en Afrique. 

    African Confederation of Digital Sports : enfin, le grand pas en avant

    Faire la promotion des sports électroniques sur le continent s’apparente à un parcours du combattant. Si l’état des lieux n’est pas le même dans tous les pays, les discussions en marge de l’Assemblée générale ont bien démontré que les maux sont les mêmes. Les défis que les initiateurs peuvent rencontrer au Burkina Faso font écho aux problèmes qui minent la scène e-sport au Bénin, au Maroc ou en Tanzanie. 

    Si l’on doutait encore de la pertinence d’une telle réunion des promoteurs d’un bout à l’autre du continent, ce constat suffit à les faire taire. Car, identifier et mieux comprendre les problèmes que les uns ont rencontré, qu’ils rencontrent encore et qu’ils seront amenés à surmonter est une garantie forte de créer des associations et fédérations plus efficaces au niveau national. On ne doute pas un instant que les résultats parleront d’eux-mêmes. 

    A bien des égards, l’Assemblée générale constitutive s’apparente à un nouveau départ, dans un contexte où les efforts individuels à l’échelle nationale commençaient peut-être à perdre de leur élan. 

    Une confédération qui compte plus de 40 pays !

    Ainsi, grâce à la bienveillance du Roi Mohammed VI, le Royaume du Maroc a accueilli le 26 juin dernier, les délégations venues de 40 pays du continent pour l’Assemblée générale constitutive de l’African Confederation of Digital Sports (Confédération Africaine des Sports Digitaux). Ceci marque un point tournant dans le développement concret des sports électroniques sur le continent. 

    Au cours de cette Assemblée, c’est le Président de la Fédération Royale Marocaine des Jeux Électroniques qui a été élu au poste de Président de la nouvelle confédération. Suite à son élection, M. Hicham EL KHLIFI a déclaré que :

    L’Assemblée Générale Constitutive de l’ACDS marque le début d’une nouvelle ère passionnante pour les sports digitaux en Afrique. Nous sommes déterminés à faire de l’Afrique un acteur majeur dans l’industrie mondiale des sports digitaux, en créant des opportunités pour les joueurs talentueux, en favorisant l’inclusion et en suscitant l’enthousiasme des fans. Nous sommes impatients de collaborer avec tous les acteurs clés pour faire avancer notre mission commune.M. Hicham EL KHLIFI

    Avec l’adhésion d’une quarantaine de pays dès son inception, la Confédération Africaine de Sports Digitaux (ACDS) jouit d’une légitimité rare dans le domaine. Dans l’ordre alphabétique, les représentants des pays ci-dessous étaient présents à l’Assemblée générale constitutive : l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, République démocratique du Congo, Djibouti, Eswatini, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Maroc, Namibie, Niger, Nigeria, Rwanda, Sao Tomé, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan du Sud, Soudan, Tchad, Togo, Ouganda, Côte d’Ivoire, Mozambique et Tanzanie.

    Fédérer pour mieux grandir 

    L’intérêt de rejoindre un organisme comme l’African Confederation of Digital Sports prend tout son sens lorsqu’on découvre les missions qui lui sont confiées. En termes simples, ces missions peuvent se décline en 3 grands points qui englobent les 7 objectifs majeurs de l’ACDS : 

    L’harmonisation de la démarche e-sportive sur le continent 

    Le premier objectif est de créer un creuset commun pour toutes les initiatives autour de l’e-sport sur le continent. Autrement dit : établir un réseau de collaboration avec d’autres acteurs de l’écosystème des sports digitaux et de l’industrie des jeux-vidéo en Afrique.

    Ensuite, il est question de créer une feuille de route efficace qui sous-tend le développement de l’e-sport en Afrique. Comme l’ACDS le décline dans son communiqué de presse : contribuer à l’établissement de normes pour l’écosystème des sports digitaux en Afrique, ainsi que des politiques publiques adaptées à chaque pays

    Ce dialogue avec les autorités de chaque pays apporte plus de poids aux initiatives nationales. Notamment, en fournissant des lignes directrices appropriées pour reconnaître et légitimer les sports digitaux dans chaque pays, en proposant un dialogue avec les gouvernements locaux et en élaborant des projets de loi pour la reconnaissance de ce nouvel écosystème, ainsi que des projets de politiques publiques pour les citoyens.

    La professionnalisation des carrières des talents e-sport 

    La deuxième grande ligne d’action de l’ACDS (African Confederation of Digital Sports) touche à la professionnalisation de la pratique e-sportive où que l’on se trouve en Afrique. Pour ce faire, il sera question de créer un système de classement des sports digitaux africains pour évaluer de manière appropriée, mesurable et légale les carrières et les performances des athlètes, des équipes et des autres professionnels. Autrement dit, un système qui suit l’évolution des talents et encourage le développement de leurs compétences dans un cadre soigneusement réglementé. 

    Ceci aboutit naturellement sur l’accès à d’autres opportunités tant au niveau régional, continental, qu’international. Comme le souligne l’ACDS, il est important de participer aux programmes internationaux et régionaux pour le développement de carrières professionnelles, ainsi que pour explorer et créer des opportunités pour les athlètes et les personnes impliquées dans l’écosystème des sports digitaux.

    Une meilleure représentation pour la défense des intérêts africains dans l’industrie des sports digitaux 

    Les efforts de l’ACDS ne peuvent pas être fructueux en vase clos. Il est évident qu’une telle confédération devra se tourner vers tous les acteurs et partenaires de la scène sur le continent et au-delà. Ainsi, dès la tenue de l’assemblée générale constitutive de l’African Confederation of Digital Sports, il était établi qu’elle devrait : 

    • Nouer des partenariats avec les Confédérations continentales des sports électroniques ; et
    • Jouer un rôle de collaboration et de représentation en partenariat avec des organisations de différents secteurs qui se joignent à l’ACDS.
    ACDS_Logo

    Qu’est-ce que l’ACDS apporte concrètement au gameur africain ? 

    Que l’on soit gameur au Bénin, e-sportif au Maroc, casteur en Angola ou créateur de contenu au Sénégal, la scène e-sportive est sur le point de connaître une croissance notable. L’adhésion à des normes continentales deviendra un gage de développement plus rapide pour les initiatives e-sportives au niveau local. Mais surtout, l’accès aux ressources et au réseau d’une confédération est un moyen sûr d’ouvrir l’accès à toutes les opportunités que l’industrie peut présenter pour les talents qui résident sur le continent. Mais par-dessus tout, les gameurs africains profiteront enfin d’une reconnaissance plus tangible, lorsqu’il est question d’approcher leurs gouvernements et de défendre les intérêts de leurs communautés.